Un cameraman de France 3 agressé à Petit-Couronne en marge du procès d’un imam


Lundi 3 Juin 2019 à 17:23

Notre confrère, dont la caméra a été subtilisée et détériorée, faisait des images près de la mosquée de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, pour illustrer le procès de l'imam, soupçonné d'être l'organisateur de traversées illégales de migrants entre la France et la Grande-Bretagne



Le cameramam tournait des images pour illustrer le procès de l’imam de la mosquée de Petit-Couronne - illustration
Le cameramam tournait des images pour illustrer le procès de l’imam de la mosquée de Petit-Couronne - illustration
Un cameraman de France 3 Normandie a été victime d’une agression ce lundi en début d’après-midi à Petit-Couronne, en Seine-Maritime, alors qu’il était en reportage près de la mosquée As-salam, rue du Général-Leclerc.

Notre confrère tournait des images destinées à illustrer le procès de l’imam de cette mosquée qui se déroule ce lundi 3 juin au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Il lui subtilise sa caméra

Le journaliste de France 3 a été traîné de force dans la mosquée, bousculé et jeté à terre par un groupe d’une vingtaine de fidèles qui lui ont subtilisé sa caméra pour l'empêcher de filmer et de diffuser des images de l'extérieur. Cette dernière, endommagée, a été récupérée par les forces de l’ordre dans l’après-midi, indique une source policière. Une plainte doit être déposée par notre confrère.

Soupçonné d’être l’auteur principal des faits, le président de l’association de la mosquée, un homme âgé de 53 ans, a été interpellé et placé en garde à vue vers 15 heures.

Soupçonnés d’avoir organisé des traversées de migrants

Le prêcheur de la mosquée de Petit-Couronne, réfugié politique d’origine iranienne et âgé de 39 ans, est soupçonné avec un de ses fidèles, âgé de 29 ans, d’avoir, depuis décembre 2018, organisé des traversées illégales de migrants au moyen de bateaux pneumatiques entre la France et Grande-Bretagne.

L’imam aurait récupéré ainsi plusieurs milliers d’euros au contact des réseaux de passeurs, ont pu établir les policiers après plusieurs mois d’écoutes téléphoniques et filatures.

Les deux hommes ont reconnu lors de leur garde à vue avoir fourni six à sept « small boats » pouvant transporter une dizaine de migrants.

Deux ans de prison ferme

Jugés aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, les deux prévenus ont été condamnés à des peines de prison : trois ans, dont un avec sursis, pour l’imam de Petit-Couronne qui est également interdit de séjour dans le Nord et le Pas-de-Calais pendant 5 ans. Il a été écroué à l’issue de l’audience.

Le tribunal a par ailleurs condamné à 18 mois de prison, dont 9 mois avec sursis, un fidèle de cette même mosquée.



















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