Rodéos, runs et drift : le préfet de l’Eure interdit les rassemblements sauvages pendant trois mois

Le mardi 24 mars 2026 à 09:58

EURE

Face à la multiplication de rassemblements automobiles illégaux, le préfet de l’Eure prend un arrêté strict : toute réunion non déclarée liée au tuning, drift ou courses de rue est désormais interdite dans tout le département.

L’encadrement se durcit nettement. Dans un arrêté signé le 23 mars 2026, le préfet de l’Eure interdit l’ensemble des rassemblements non déclarés de véhicules à moteur. Sont visés les événements informels souvent organisés via les réseaux sociaux, associés à des démonstrations de « runs », de « drift » ou de « burn-out ».

La mesure s’applique sur tout le territoire départemental, à compter du mardi 24 mars à 9 heures, et ce jusqu’au mardi 23 juin 2026 à la même heure.

Une réponse à des pratiques jugées dangereuses

Dans son arrêté, le préfet justifie cette décision par la recrudescence de ces rassemblements et les risques qu’ils génèrent. Les autorités évoquent des comportements dangereux sur la voie publique, des nuisances sonores importantes, mais aussi des atteintes à la sécurité des participants comme des riverains.

Les services de l’État pointent également l’absence d’organisation structurée : pas de déclaration préalable, pas de dispositif de sécurité, ni de moyens de secours adaptés. Autant d’éléments qui, selon la préfecture, exposent à des troubles graves à l’ordre public.

Ces rassemblements, parfois massifs, peuvent en outre entraver la circulation et limiter la liberté d’aller et venir, notamment lorsqu’ils occupent durablement des axes routiers ou des zones publiques.

A SAVOIR  Ce que dit l’arrêté

Interdiction totale des rassemblements non déclarés liés au tuning, drift, runs ou burn-out
Période concernée : du 24 mars 2026 à 9h00 au 23 juin 2026 à 9h00
Périmètre : l’ensemble du département de l’Eure
Sanctions : des poursuites pénales sont prévues en cas d’infraction (code pénal)
 

Un risque identifié et anticipé

Le préfet s’appuie également sur des signalements et des observations faites dans les départements voisins, ainsi que sur l’organisation de ces rassemblements via les réseaux sociaux. Le risque de voir ces événements se multiplier dans l’Eure est jugé élevé.

L’arrêté souligne enfin l’urgence d’agir pour prévenir tout incident, dans un contexte où les forces de l’ordre et les secours ne peuvent être mobilisés efficacement sans anticipation.

La mise en œuvre de cette interdiction repose désormais sur les services de police, de gendarmerie et les autorités locales, chargés d’en assurer le respect sur le terrain.