SEINE-MARITIME
La sénatrice Les Républicains de Seine-Maritime Agnès Canayer interpelle le Gouvernement sur la situation du centre de rétention administrative d’Oissel. Elle réclame des actions rapides sur l’hygiène, la sécurité et le manque de personnel, alors qu’un nouveau site est annoncé pour 2028.
Agnès Canayer hausse le ton sur le dossier du centre de rétention administrative d’Oissel. Dans une question orale publiée ce mercredi 23 avril 2026 au Sénat, l’élue de Seine-Maritime alerte sur une situation qu’elle juge très préoccupante, après une visite réalisée en juillet 2025.
Elle s’appuie sur un rapport récent du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, publié en mars 2026. Ce document décrit des conditions de vie dégradées : locaux mal adaptés, manque d’effectifs et climat d’insécurité pour les personnes retenues. La sénatrice évoque des conditions de rétention « indignes ».
Elle s’appuie sur un rapport récent du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, publié en mars 2026. Ce document décrit des conditions de vie dégradées : locaux mal adaptés, manque d’effectifs et climat d’insécurité pour les personnes retenues. La sénatrice évoque des conditions de rétention « indignes ».
Des versions opposées
Agnès Canayer souligne aussi le décalage avec la position de la préfecture de Normandie. Dans une réponse datée du 13 avril 2026, celle-ci assure que les effectifs sont « cohérents » avec les besoins et que les bâtiments sont « loin d’être délabrés ».
Pour la parlementaire et ex-ministre (*), ces déclarations ne collent pas avec les alertes remontées sur le terrain. Elle cite notamment des chambres et sanitaires jugés insalubres, ainsi que des lieux pensés sans réelle intimité ni sécurité.
Elle relève également que certains retenus restent désormais plus de 30 jours, alors que le taux d’éloignement serait en baisse, autour de 30 %.
Pour la parlementaire et ex-ministre (*), ces déclarations ne collent pas avec les alertes remontées sur le terrain. Elle cite notamment des chambres et sanitaires jugés insalubres, ainsi que des lieux pensés sans réelle intimité ni sécurité.
Elle relève également que certains retenus restent désormais plus de 30 jours, alors que le taux d’éloignement serait en baisse, autour de 30 %.
Le futur centre attendu en 2028
Un nouveau CRA doit ouvrir en 2028. Présenté comme plus moderne et mieux conçu, il soulève toutefois des questions sur les moyens qui seront réellement mis en face : personnels, sécurité, fonctionnement quotidien.
Dans sa question au ministre de l’Intérieur, la sénatrice demande donc des réponses concrètes : comment accélérer les éloignements, améliorer rapidement les conditions actuelles à Oissel, et selon quel calendrier avant l’ouverture du futur centre. Elle insiste sur la nécessité de garantir « la dignité et les droits fondamentaux » des personnes retenues.
(*) Agnès Canayer a été ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités, de l'Autonomie et de l'Égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la Famille et de la Petite Enfance, dans le gouvernement de Michel Barnier. Elle a occupé cette fonction du 21 septembre 2024 au 13 décembre 2024.
Dans sa question au ministre de l’Intérieur, la sénatrice demande donc des réponses concrètes : comment accélérer les éloignements, améliorer rapidement les conditions actuelles à Oissel, et selon quel calendrier avant l’ouverture du futur centre. Elle insiste sur la nécessité de garantir « la dignité et les droits fondamentaux » des personnes retenues.
(*) Agnès Canayer a été ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités, de l'Autonomie et de l'Égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la Famille et de la Petite Enfance, dans le gouvernement de Michel Barnier. Elle a occupé cette fonction du 21 septembre 2024 au 13 décembre 2024.


