Sécurité routière en Seine-Maritime : moins de morts en 2025, mais des signaux toujours au rouge

Le lundi 12 janvier 2026 à 11:33

Le nombre de tués sur les routes de Seine-Maritime recule en 2025, selon un bilan provisoire de l’État. Avec 46 décès recensés, la mortalité baisse par rapport à 2024, mais reste à un niveau jugé préoccupant. Les autorités pointent des comportements à risques toujours très présents.

En 2025, 46 personnes ont perdu la vie sur les routes du département, contre 59 l’année précédente. Une baisse de 22 %, mais un chiffre qui demeure supérieur à ceux observés en 2021 et 2023 (41 décès) et bien au-dessus du point bas atteint en 2019 (35 tués).

L’accidentalité globale est également en recul, avec 655 accidents corporels enregistrés et 804 blessés, soit respectivement -12,9 % et -11,5 % sur un an, selon les données provisoires issues de l’observatoire national interministériel de sécurité routièr (ONISR).

Usagers vulnérables, jeunes et conduites à risques en première ligne

Près d’une victime sur deux (48 %) appartient à la catégorie des usagers vulnérables. Le bilan fait état de neuf piétons tués, dix utilisateurs de deux-roues motorisés et trois cyclistes. Les moins de 24 ans paient également un lourd tribut, avec 13 décès recensés.

La vitesse reste l’un des principaux facteurs d’accidents mortels : 15 drames sont liés à une allure excessive ou inadaptée. Le non-respect du code de la route (dépassements dangereux, contresens, priorités non respectées) est impliqué dans 13 accidents mortels. L’alcool et les stupéfiants apparaissent dans 14 accidents ayant entraîné un décès. Autre élément aggravant : cinq victimes ne portaient pas leur ceinture de sécurité.

Sanctions durcies et prévention renforcée

Face à ce constat, la préfecture de la Seine-Maritime qui a publié ces chiffres provisoires ce lundi 12 janvier 2026, met en avant la mobilisation des forces de l’ordre. Fin octobre 2025, plus de 223 000 dépistages de conduites addictives avaient déjà été réalisés sur le réseau routier départemental.

Le cadre juridique s’est également renforcé avec la loi du 9 juillet 2025, qui introduit la notion d’homicide routier dans le droit pénal. Depuis le 29 décembre, les excès de vitesse supérieurs à 50 km/h sont désormais qualifiés de délit.

30 000 personnes, dont des écoliers, sensibilisés

En parallèle, la prévention reste un axe central. Près de 30 000 personnes ont été sensibilisées au cours de l’année à travers 212 actions menées dans les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités ou auprès du grand public. Alcool, stupéfiants, vitesse, distracteurs, nouvelles mobilités ou encore risque routier professionnel figurent parmi les thèmes abordés.

Les chiffres définitifs seront consolidés en 2026, mais pour les acteurs de la sécurité routière, dont les services de l'Etat, le message est déjà clair : la baisse de la mortalité ne suffit pas à relâcher la vigilance sur les routes de Seine-Maritime.