Une série de sévices d’une extrême violence commis contre des chevaux en Seine-Maritime sera au cœur d’une nouvelle audience devant la cour d’appel de Rouen, ce mardi 31 mars. L’association Stéphane Lamart entend faire reconnaître la gravité des faits.
L’association Stéphane Lamart « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’utilité publique, sera présente à l’audience prévue ce mardi 31 mars 2026 à 9h15 devant la cour d’appel de Rouen. Elle sera représentée par Maître Patrice Grillon dans ce dossier visant un homme poursuivi pour des sévices répétés sur plusieurs chevaux dans le département.
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Entre mai et début août 2025, plusieurs attaques particulièrement violentes ont visé des équidés, principalement dans la région du Havre. Le bilan est lourd : cinq animaux tués, une quinzaine d’autres gravement mutilés. Les faits, répétés et organisés, laissent apparaître un mode opératoire d’une rare cruauté.
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Escalade dans l’horreur
Dans la nuit du 31 août 2025, un nouveau cap est franchi. Au petit matin, la gérante d’une pension équine à Saint-Martin-du-Manoir découvre un cheval mort dans son box, éventré. D’autres animaux présentent des blessures profondes, infligées à l’arme blanche. Le choc est immense.
Depuis les premières attaques, le climat était déjà marqué par l’inquiétude. Propriétaires et professionnels avaient renforcé la surveillance de leurs installations, tandis que la gendarmerie multipliait les patrouilles pour tenter d’identifier l’auteur et prévenir de nouveaux actes.
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Une enquête déterminante
L’enquête connaît un tournant avec la découverte de traces de sang humain sur les lieux. Les analyses ADN permettent d’identifier rapidement un suspect, un homme d’une vingtaine d’années déjà connu des fichiers.
Les perquisitions à son domicile mettent au jour plusieurs éléments compromettants : un cutter portant des traces de sang séché, une massette, une clé à griffe, du matériel de vision nocturne, un dispositif de clôture électrifiée ainsi que des appâts alimentaires destinés à attirer les chevaux.
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Chevaux mutilés en Seine-Maritime : une enquête élargie après de nouveaux actes de cruauté
Les constatations vétérinaires décrivent des sévices d’une extrême violence : fractures, écrasements, lacérations profondes, coups répétés et mutilations, notamment au niveau des yeux. Des actes infligés à des animaux enfermés, incapables de fuir.
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Une peine contestée
Lors de son interrogatoire, le mis en cause évoque des « pulsions ». Une altération du discernement est avancée, sans pour autant exclure la responsabilité pénale. Sur les sept faits retenus, il n’en reconnaît que deux.
Le 26 septembre 2025, le tribunal correctionnel du Havre le condamne à quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis probatoire. Une décision jugée insuffisante par plusieurs acteurs de la protection animale.
L’association Stéphane Lamart, partie civile, a fait appel. Elle estime que la peine prononcée ne reflète ni la gravité, ni la répétition, ni la violence des faits commis sur plusieurs mois.
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L’association Stéphane Lamart, partie civile, a fait appel. Elle estime que la peine prononcée ne reflète ni la gravité, ni la répétition, ni la violence des faits commis sur plusieurs mois.
CONTEXTE - Une affaire qui interroge
Au-delà de la réponse judiciaire attendue, cette affaire soulève des interrogations sur la capacité à prévenir ce type d’actes malgré un contexte de vigilance accrue.
Elle pose également la question du passage à l’acte et de la violence extrême exercée sur des animaux sans défense, dans des lieux pourtant surveillés.

